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MAMIYA RB67

Publié le par Ruch

MAMIYA RB67

Le Mamiya RB67 (1978) boitier mythique au format 6×7 (4.5x6 ou polaroid) sur film 120 (10 vues) ou 220 (20 vues) n’a pas encore été testé à fond. Il a été très utilisé dans les années 70 en studio et pour les mariages.

C'est un système photographique complet comportant une gamme de  8 optiques à montage par baïonnette, allant du semi fish-eye de 37 mm jusqu'au 360 mm, et à obturateurs centraux mécaniques offrant  pose B et T et vitesses de la seconde au 1/400ème.

L'utilisation d'un déclencheur est bien sûr possible et le miroir peut être relevé au préalable afin d'éviter les bougés dus aux vibrations.
La mise au point se fait par soufflet et crémaillère. Le tirage peut s'allonger de 46 mm.

Ce boîtier pouvait recevoir une foule d'accessoires qui le destinaient à la photo industrielle et scientifique : des viseurs loupe  et prismes comportant ou non une cellule CDS, plusieurs types de dos et magasins, des bagues allonges, etc...

La possibilité d'utiliser ce moyen format rectangulaire  horizontalement ou verticalement par simple rotation 1/4 de tour du dos le rend  aussi encombrant qu'un appareil 7x7 cm ! et sa place est plutôt en studio ou sur un pied. Pourtant, utilisé à main levée en reportage industriel, il produisait des images permettant des agrandissements de très grandes dimensions.

Successeur du RB 67 apparu en 1970,  il en diffère principalement par ses dos magasins qui évitent les surimpressions involontaires.
Malgré tout, entre chaque vue, le réarmement et l'avancement du film ne sont pas synchronisés et nécessitent deux actions distinctes : 
réarmement - réouverture de l'obturateur synchronisé à l'abaissement du miroir avec le levier placé sur la droite du boîtier et, dans un deuxième temps, avancement du film jusqu'à la vue suivante à l'aide du levier situé sur le magasin.
La cellule du prisme CDS fait la mesure TTL mais non automatique : après avoir affiché la sensibilité et  l'ouverture nominale de l'objectif, il faut tourner la couronne de réglage jusqu'à faire coïncider une aiguille avec un index.
Ensuite on peut lire le couple diaphragme / vitesse et régler les valeurs de l'objectif en conséquence.
Même si elle est un peu rustique cette mesure est bien plus précise que celle d'une cellule indépendante.
Les quelques photos présentées ont été faites sur Film 120 Kodak Tri X 400 Asa et Illford HP5 400 Asa développés à l’ultrafin de tetenal.

Voir le mode d'emploi ci-dessous

Mode d'emploi Mamiya RB67_1

Mode d'emploi Mamiya RB67_2

« Le temps court et s'écoule et notre mort seule arrive à le rattraper. La photographie est un couperet qui dans l'éternité saisit l'instant qui l'a éblouie. »

Henri Cartier-Bresson

Citations sur la photographie

MAMIYA RB67MAMIYA RB67

J'ai utilisé ce boitier dans les années 80 dans un cadre professionnel

Celui-ci est arrivé dans la collection pour deux simples raisons: son dos interchangeable et par nostalgie ! Pouvoir changer, à la volée (ou presque) de type de film est une possibilité extrêmement intéressante. Le format 6×7 est un format un peu déroutant au début,mais l’habitude vient vite d’autant plus qu’il est facile de pivoter du mode paysage en mode portrait. Le barda, appareil, dos, objectifs m’emmènent direct à 5 kgs, sans le pied obligatoire, pas l’idéal pour aller photographier les champignons! Si vous n’avez jamais côtoyé la bête, juste un petit mot: le RB 67 est un appareil reflex mono-objectif, datant de 1978, qui est constitué : - d’un boitier contenant le système de miroir et la visée, - de différents modèles d’objectifs possédant leur propre obturateur (classique Sekor), avec synchronisation flash à toutes les vitesses. - de différents modèles de dos et de platines adaptées, interchangeables et pivotants.

Il se nourrit de film type 120, 220 et avec le dos qui va bien, de polaroid. Pour effectuer un changement de film, rien de plus simple, on glisse le volet d’obturation du dos en cours et on change de magasin. Rapide et efficace,pour passer du noir et blanc à la couleur ou pour changer de sensibilité de film. La rotation se fait simplement,il suffit de déverrouiller la platine et la faire tourner d’un quart de tour. Par rapport au 330, plus de problème de parallaxe, nous sommes en présence d’un « vrai » reflex, par contre il faut « réarmer » en deux temps, une fois pour l’obturateur et le miroir et une fois pour l’avancement du film.

Equipé de Sekor 4.5/140 macro C et Sekor 4.5/65 d'un viseur poitrine et d'un viseur prisme, l'obturateur va de 1s au 1/400, B

 

Présentation du RB67

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